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22.07.2011

Des astres de mon âme

 

J'ai rempli de lunes, d'étoiles et comètes
Les poches racornies et trop vides
D'une âme triste qui ignore qui vous êtes,
Une âme blessée se voyant soudain avide.

Mes lunes seront rouges, mes étoiles d'argent,
Mes comètes comme mes poches, translucides.
Peut-être les verrez-vous un soir, rais urgents

Se suspendre par dessus vos jardins fleuris
Ne les ignorez point, aucun d'eux ne trucide.
Donnez-leur un regard, un œil qui sourit.

Arwen G.

02:54 Écrit par Sois ce que tu r Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Y A TOUT

Y a tout ce qu'on aurait du
et puis tout ce qu'on a pas pu
Y a tout ce qu'on aurait voulu
et tout ce qu'on a pas su.

Y a tous ces thés qui ne fumeront pas
et les olibans qui ne s'envoleront plus
Y a tout l'amour que j'ai gardé
sans le dire, sans le donner.

Y a les jours fades et les nuits longues
et les vermisseaux qui remontent
Y a le coeur qui se serre
avec la douleur qui vole l'oxygène.

Y a les rêves qui dansent
autour d'un cercle, dans le feu
Y a l'eau qu'on ne boit plus
parce qu'elle ne coule plus

Y a tout ce qui n'est plus
mais qui est là pourtant
Y a tout qui fout le camp
Y a tout qui fout le camp.

Y a les champignons dans les bois
et puis sur la table le jambon
Y a les fruits rouges qui meurent
sans que personne ne les mangent.

Y a toi, trop loin, qui guéris seul
et puis y a moi qui vis aussi
Y a des solitudes qu'on ne comble pas
et puis y a des souffrances qu'on tait.

Y a toi, y a moi mais y a plus nous.
Bon Dieu qu'est ce qu'on peut être fou !

 

A.G.

02:50 Écrit par Sois ce que tu r Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Hermétisme de rigueur

 

  • Si je ne parle chinois,
    Personne ne me lira.
    Hermétisme obligé
    pour le public captiver.
    Plus se sera compliqué,
    plus d’amis j’aurai.

    Je ne suis pas poète.
    C’est ainsi.
    A partir d’aujourd’hui,
    je quitte les habits de prétention,
    je ne garde que mon élocution.
    Je me décrète saltimbanque des mots,
    funambule de strophes et escroc,
    en équilibre précaire de tous les styles littéraires.
    Je n’appartiens qu’à moi.
    Tant pis si cela ne vous plaît pas.
    Je ne suis pas poète,
    je suis bohémienne.
    Je ne m’appelle plus Margod, mais bien Carmen.
    J’ouvre à toute heure mon opéra.
    Pas de billets, entrée gratuite,
    pour les merlans et les truites.
    Et si l’envie me prend,
    je ferai aussi mon cinéma Inferno.
    La vie est belle, disent les crétins.
    Elle est noire, rétorquent les dandys.
    Mais en fait, elle est polychrome.
    C’est un tableau de maître
    dont personne encore n’a tenté l’imitation.
    Et si quelques uns s’y sont risqué,
    le résultat fut toujours raté.
    Il faut que je parle chinois,
    sinon l’on ne me comprendra pas.

A.G

02:47 Écrit par Sois ce que tu r Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.02.2010

Mon présent vient de mon passé

MY FUTURE COMES FROM THE PAST 2All my present comes from my past and shall build my future. That's all folk for today.

10:37 Écrit par Sois ce que tu r dans Les mésanges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

08.02.2010

On a tous un doudou quelque part Anaïs

Teddy and the moon 2Teddy lost in the moon......Je confirme égoïstement ma correspondance avec toi Anaïs. Je le fais parce que tu me fais un bien fou et que tu m'offres des passerelles vers ce que je crée.Les doudous! Mon doudou à moi il est mort quand j'avais quinze ans. Mes parents l'avaient relégué au grenier où les souris étaient reines. Mon père, très maniaque voir hypochondriaque, décida de vider ce grenier une fois pour toutes. Tout ce qui pouvait brûler, il le brûla. J'ai donc assisté impuissante face à l'autorité parentale à la crémation de mon doudou adoré. Mon teddy, il était tout blanc et si doux. Il connaissait tous mes secrets d'enfant. Il était fidèle et fiable. Il ne connaissait pas la trahison. Aujourd'hui je l'imagine perdu quelque part sur la lune. Comme il doit être seul. Où serait-ce l'inverse? Qui a plus besoin de l'autre ?

20:38 Écrit par Sois ce que tu r dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nostalgie, blues, enfance, quotidien, doudous |  Facebook |

27.01.2010

Larme du Temps

The tear's time skynetblog

J'aimerais vous parler d'une minute. Oui vous avez bien lu: parler d'une minute et non une minute. Cette minute n'est à nulle autre pareille. Elle s'est imposée dans toute sa violence et s'est taillée une place immense. Depuis, elle me taraude. Mon esprit cartésien a démarré au quart de tour cherchant à imaginer ce qui pouvait se réaliser ou non en une minute.Une minute suffit pour rater un train, un avion, un bus. Une minute aussi pour rater une rencontre.Une minute suffit pour offenser autrui. Une minute, un laps de temps si court, suffit tout autant pour réissir tout ce qui précéde.Une minute est à la fois suffisante pour agir et influer sur l'existence tout autant qu'elle l'est pour choisir l'inertie.Malheureusement, la minute dont je voulais vous parler, n'a rien à voir avec le rationnel. Cette minute-là vous laisse impuissant. Il y a des années, j'avais vécu la moitié d'une telle minute et ces secondes n'arrivaient pas à finir. Alors comprenez combien cette minute entière, je peux la comparrer à l'infinité du temps.Cette ridicule minute sur le cadran d'une journée qui se voulait ordinaire a balayé plus de cent-mille vies. Elle a pulvérisé une ville, laissant la terreur, l'effroi, la douleur et la faim s'emparer de milliers d'âmes. Cette minute a mélangé le blanc et le rouge, la poussière et le sang. Cette minute a dessiné des yeux hagards, a engendré des cris et des pleurs et parfois des hourras. Cette minute a permis à la terre de trembler. Elle aurait pu se montrer charitable et cesser son jeu cruel. Non, elle s'est écoulée toute entière, sous la main du destin.Quand j'ai vu cette minute de mon fauteuil confortable, je ne savais encore rien. Je n'avais pas suivi les infos. Les seuls mots qui ont pu sortir de ma bouche furent: mon Dieu, non ! - parce que je savais ce que cela voulait dire pour en avoir vécu la moitié, rien que la moitié, et les gens courraient déjà dans tous les sens. J'ai courru moi aussi alors que j'étais déjà à l'extérieur. La peur est si grande en ces instants là que les réactions sont irrationnelles. On fuit tout simplement parce qu'on sait que rien ne pourra arrêter ce tremblement sous les pieds.Dès lors, comme il m'était facile de savoir ce que la ville frappée allait connaître.Peu de temps après, un journaliste donnait le nom du lieu du séisme: Port-au-Prince. Le temps que j'ai pris pour écrire ces quelques lignes est long et tout va bien autour de moi. Durant cette minute du 12 janvier 2010 se sont ouvertes les portes de l'éternité pour Haïti. Je ne veux pas faire dans le sentimental. Je veux simplement vous dire que cette minute dure encore et encore. Elle durera des années. Une des minutes les plus longues de notre décénie. Haîti Lavi, quelle ironie !

09:55 Écrit par Sois ce que tu r dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : temps, seisme, haiti, minute, tremblement |  Facebook |

17.12.2009

L'heure équilibre

Si mes pas m'ont conduite jusqu'à cete page vierge, c'est dans le but de rejoindre plus vite cette heure équilibre que j'espère depuis si longtemps. La vie est loin d'être un long fleuve tranquille. Si pour beaucoup, tout est évident et logique, dans mon cas tout est extrêment complexe. Je ne rentre dans aucun carcan sociétaire. Certains me diraient associale ou marginale même si je vis dans une maison comfortable. Mais le bonheur n'est pas ce qui est dans l'esprit des autres. Ce qui anime chaque être est différent. Moi, je brûle de mille feux sans jamais arriver à la cendre. La braise ardente est douloureuse. La chair incandescente se tortille pour ne plus souffrir et commande l'esprit. L'art, si tant soit peu il en est, est un de ses exutoires.Passant, je te souhaite la bienvenue dans mes méandres émotionnels. Je te remercie quel qu'aura été ton impression d'avoir perdu un peu de temps dans mon vert écrin des songes. Arwen GernakI AM YOUR NEVERLAND

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